...l'antithèse pitoyable de Pierre Nora sur France Inter, le 12 octobre 2011.
- ...Aujourd’hui le mot [génocide] est totalement codé, il est politisé, il est instrumentalisé et il n’a plus beaucoup de signification réelle. Si vous écrasez trois mouches vous parlez aussi d’un génocide. Il n’y a pas de définition. La seule définition du génocide est celle qu’a donné Nuremberg. Encore une fois punir de crime contre l’humanité des gens qui sont encore là et les poursuivre jusqu’à ce qu’ils soient morts, c’était ça la définition du crime contre l’humanité. Mais si vous donnez la définition du crime contre l’humanité sur des gens qui sont morts et dont les auteurs sont morts, hé bien ce sont les historiens que vous poursuivez.
- France Inter (12 oct. 2011)
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L'académicien Pierre Nora
minimisant ou banalisant à son habitude le génocide de 1915, son déni et son négationnisme d'État
- - Génocide arménien: le dérapage de Pierre Nora par Séta Papazian de Collectif VAN (L'Arche, 23/06/2011) : [www.I] - [www.II]
- - "Le Président Pierre Nora pris dans une polémique" (La nouvelle République 17 octobre 2011)
- L'historien Pierre Nora réprouve énergiquement les agissements du lobby arménien en France
- - "La Mouche du coche, lettre ouverte à Pierre Nora"
- - Nouvelle agression anti-arménienne de Pierre Nora ce matin sur France Inter (12 oct. 2011) - enregistrement audio de France Inter : "Affaire arménienne" à partir de 3mn15s.
- Le dérapage historique de Pierre Nora Info Collectif VAN - www.collectifvan.org
– L’incontournable Pierre Nora est, cette année, Président de la 14e édition des « Rendez-Vous de l'Histoire » qui se tient du 13 au 16 octobre 2011 à Blois. Raison de plus pour s’inquiéter des propos qu’il a tenus ce mercredi 12 octobre 2011 sur France-Inter. D’abord parce que l’historien, Président de l’association « Liberté pour l’Histoire » et membre de l’Académie française, a affiché des positions hasardeuses que l’on ne s’étonnerait pas de trouver dans les fascicules négationnistes de l’Etat turc. D’autre part parce que Pierre Nora, en s’exprimant (mal) sur un sujet que – de son propre aveu – il ne maîtrise pas, décrédibilise la profession qu’il entend protéger : celle des historiens. Il serait intéressant de connaître les travaux de Pierre Nora qui l’autorisent à affirmer que « l’affaire [arménienne] est très, très compliquée, mais elle n’est pas univoque », que « Les Arméniens ont été à la fois les immenses victimes mais pas seulement les immenses victimes ». « Si vous écrasez trois mouches, on peut aussi vous parler d’un génocide » a assené sans frémir l’historien pour expliquer sa réticence à l’emploi du mot génocide. Pierre Nora qui intervient urbi et orbi sur « l’affaire arménienne » ou « l’Arménie » (alors que le génocide arménien a été perpétré dans l’Empire ottoman, l’actuelle Turquie) serait bien inspiré de faire connaître ses sources, car les seuls ouvrages qui diffusent les thèses visant à minimiser le génocide arménien sont ceux d'historiens qualifiés de négationnistes par leurs collègues dignes de ce nom.
- - On ne sait ce qui est le plus pathétique : la démonstration de l’ignorance de M. Pierre Nora concernant le génocide arménien, ses connotations discriminatoires à l’encontre des Français d’origine arménienne, ou l’absence de vrai travail journalistique de son interlocuteur ? Collectif VAN (4 oct. 2011)
- - Dans l’émission « La nouvelle fabrique » animée par Emmanuel Laurentin et diffusée le 2 janvier 2006 sur la radio France-Culture, l’historien Pierre Nora, signataire de la pétition « Liberté pour l’histoire », est revenu sur la polémique autour des lois françaises dites « mémorielles », dont la loi sur le « génocide » arménien adoptée par quelques députés en janvier 2001.
"...je doute qu’un député de la Creuse soit capable de dire si oui ou non le génocide arménien relève du génocide ou n’en relève pas - le problème est d’ailleurs extrêmement dur -, ce que je sais, c’est qu’un historien anglo-américain, qui est considéré mondialement comme l’un des plus grands connaisseurs de l’Histoire du Moyen-Orient au 20ème siècle, Bernard Lewis, a déclaré qu’à son avis il s’agissait peut-être d’un grand massacre mais pas d’un génocide au sens juridique du génocide, a été accusé, condamné, et il ne mettra plus les pieds en France, alors qu’il parle le français comme vous et moi, parce qu’il considère que la France l’a humilié, injurié. C’est invraisemblable", a dit Pierre Nora.
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