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Le génocide de 1915, l'Empire allemand et les Allemands

– a/ Le génocide de 1915 et Johannes Lepsius (1858-1926)
– b/
Témoignages allemands & Etudes historiques
c/ Sur le site Imprescriptible
– d/
Quelle(s) implication(s) de l'Empire allemand dans le génocide des Arméniens en 1915 sur le terrain ?
– d/
Recherches Adic - Pages www publiées

– e/ L'historien Vahakn Dadrian
– f1/
Jeunes-Turcs en Allemagne avant et après la guerre
f2/ La République de Weimar
– g/
Pages et sites arméno-allemands
h/ Témoignages photographiques allemands : exposition à Washington DC aux USA
– i / Pages en arménien
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  • Recherches par ordre alphabétique en wikipedia : - Ernst J. Christoffel - Mme Friedemann - Kuckhoff. - Dr J. Lepsius - Metternich - Dr. Niepage - Pasteur Pfander - Rössler - Scheubner, - Mr Spörri - Dr Harry Stuermer - Wangenheim - Armin Wegner - Député centriste Matthias Erzberger
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Armin T. Wegner


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  • d/ Quelle(s) implication(s) de l'Empire allemand dans le génocide des Arméniens en 1915 sur le terrain ?
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  • e/ Les révélations de l'historien Vahakn Dadrian : L'Allemagne et le génocide arménien

    Par son refus persistant de reconnaître le génocide arménien, la Turquie a jeté un voile épais sur le rôle joué par son alliée d'alors, l'Allemagne impériale. Quatre-vingt-un ans après, le livre de Vahakn Dadrian (1) est la première étude importante ayant trait aux "preuves historiques sur la complicité allemande". L'auteur de la monumentale Histoire du génocide arménien (2) utilise abondamment les archives allemandes et autrichiennes, ainsi que des documents ottomans, qu'on ne peut suspecter de sympathie pour la cause arménienne.

    Cette étude révèle l'implication d'officiels militaires et civils allemands en service en Turquie pendant la première guerre mondiale. Ainsi le général Bronsart von Schellendorf, chef de l'état-major ottoman, a-t-il personnellement signé l'ordre de déportation des Arméniens et ordonné l'adoption de "mesures sévères de sécurité" contre les recrues arméniennes non armées servant dans les bataillons de travail forcé turcs. De même, le lieutenant-colonel Boettrich, chef du service des chemins de fer, a donné l'ordre de déporter les cheminots arméniens - très peu survécurent.

    Vahakn Dadrian montre également que les généraux allemands avaient une connaissance préalable des objectifs et des conséquences de ces déportations. Les consuls en poste dans différentes villes d'Anatolie envoyaient régulièrement des rapports à l'ambassade allemande, informant celle-ci que "le gouvernement turc voue les Arméniens à une politique d'anéantissement". En outre, les généraux allemands ont participé à la préparation et à la justification idéologiques de ces massacres. Proche collaborateur du général Bronsart et chef d'état-major de la IIIe armée ottomane, basée dans les six velayat de l'est du pays, où se concentrait la population arménienne, Félix Guse a activement encouragé la déportation des Arméniens, dénonçant ces derniers comme des "traîtres" et des "ennemis de l'intérieur".

    D'autres officiers allemands ont participé encore plus directement au génocide. A Urfa, près de 25 000 Arméniens, craignant la déportation et le massacre, s'étaient barricadés et avaient réussi à repousser l'infanterie turque: le commandant Wolffskeel, officier de l'artillerie allemande, intervint et transforma leur quartier en un tas de décombres.

    L'armée allemande espérait répandre la rébellion islamique dans les territoires sous contrôle russe, britannique ou français. C'est pourquoi, parallèlement à la déclaration du djihad (sur laquelle elle insista), elle participa à l'entraînement et au financement d'une unité - l'Organisation spéciale - supposée mener une guerre de guérilla dans le Caucase et en Iran. Mais l'appel au djihad échoua et les défaites essuyées par les Turcs sur le front de l'est empêchèrent toute activité substantielle de sabotage. L'Organisation spéciale fut donc utilisée - contre l'"ennemi intérieur" - comme instrument de la déportation et de la destruction de la population arménienne.

    L'Allemagne, à l'époque de la première guerre mondiale, avait les moyens de faire pression sur les autorités turques pour sauver le peuple arménien du génocide. Plusieurs de ses consuls conseillèrent à Berlin d'agir dans ce sens. Mais la politique officielle allemande mit en avant la "non-ingérence" dans les affaires intérieures turques, tout en participant directement à l'annihilation des Arméniens.

  • Notes
    (1) Vahakn N. Dadrian, German Responsability in the Armenian Genocide, Blue Crane Books, Watertown, Massachusetts, 1996, 304 pages, 25 dollars.
    (2) Histoire du génocide arménien, Paris, Stock, 1996, 695 pages, 180 F.
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  • f1/ Les jeunes-Turcs avant et après la guerre en Allemagne.
  • f2/ La République de Weimar Page en préparation.
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i/ Pages en arménien

  • - Հակոբյան, Ս. Մ. Հայերի գենոցիդը Օսմանյան կայսրությունում և իմպերիալիստական Գերմանիայի պատասխանատվության հարցը. Պատմաբանասիրական հանդես, Page ADIC en préparation
    - Deux documents sur la barbarie de l'impérialisme allemand (1914-1916) : Ստեփանյան, Կ. Երկու փաստաթուղթ գերմանական իմպերիալիզմի գազանություններից (1914-1916 թ. թ.). ՍՍՌՄ ԳԱ հայկական ֆիլիալի տեղեկագիր. Հասարակական գիտություններ, 1943-I . pp. 71-72 . c'est à partir d'une archive soviétique de Moscou sur la Première Guerre Mondiale, on y parle de : Եղիշե Խանամիրյան - Շուլլենբուրկ (<< Schuhlemburg ??) - le docteur américain Kays (??) - Yerzenga . Il y a une citation d'un témoignage que j'essaie de transcrire au propre (travail délicat pas évident du tout) : « Հայերը կմեռնին գերմանացիք կգվարևանա՚ն » <<< ?? ...de quoi on témoigne ici ?
    - 1979, décès de Armin Wegner : Սարգսյան, Ե. Ղ. (1979) Արմին Վեգներ. Պատմա-բանասիրական հանդես, 1979 № 1 . pp. 295-296.
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à compléter
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.1/ La composante allemande en France (en préparation)
.2/ La composante française et francophone en Allemagne (en préparation) - à Berlin
.3/ Coopérations franco-allemandes
.4/ Présence d'arméno-historicité(s) en relations historiques franco-allemandes ?
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